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Charles Michel | Ministre

Lundi 20 octobre 2008

Discours

Ouverture de la conférence «The Future of Parliamentary Involvement in Global Health and Development»

Palais d’Egmont, lundi 20 octobre à 9h

Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue et de me réjouir de pouvoir vous accueillir à l’occasion de cette conférence qui permettra, à n’en pas douter, des échanges de vues fructueux.

We zijn nu halverwege de vooropgestelde termijn voor de verwezenlijking van de Milleniumdoelstellingen voor Ontwikkeling. In New York hebben we onlangs tijdens een vergadering in de marge van de Algemene Vergadering van de Verenigde Naties de balans kunnen opmaken van de afgelegde weg sinds we deze doelstellingen hebben goedgekeurd in 2000. Die balans vertoont zoals u weet grote contrasten: er zijn aanzienlijke verschillen naargelang het land en de doelstelling. De sector van de gezondheidszorg ontsnapt niet aan die vaststelling.

In 2006 lag voor het eerst in de geschiedenis het jaarlijkse sterftecijfer van kinderen jonger dan 5 jaar onder de drempel van 6 miljoen. Nochtans sterven elk jaar nog miljoenen kinderen aan vermijdbare ziektes.

Wat de moedersterfte betreft, deze is tussen 1990 en 2005 gedaald, maar in onvoldoende mate om de doelstelling van een reductie met 75% tegen 2015 te behalen.

Zoals de Wereldgezondheidsorganisatie het onderstreepte, blijft het recht op gezondheidszorg nog steeds een privilegie van de rijksten. Maar een wereld die zodanig verdeeld is op het vlak van gezondheidszorg, is noch stabiel, noch zeker.

Mesdames et Messieurs,

Trente ans après Alma Ata, l’OMS nous encourage à revenir aux fondamentaux préconisés en 1978, à savoir le renforcement des soins de santé primaire.

Cette approche est aussi celle soutenue par la Coopération belge.

Les fonds dits “verticaux” et autres programmes spécifiques se sont multipliés ces dernières décennies. Si ces initiatives ont permis d’attirer l’attention de la communauté internationale sur les maladies négligées et de mobiliser des ressources importantes, elles ont également pu compromettre, dans une certaine mesure, les efforts fournis en vue du but à long terme qui est la mise en place d’un système de santé efficace. Dans certaines circonstances cependant, dans des situations d’urgence par exemple, ce type d’intervention peut avoir sa place. Dans ce cas, l’intervention doit être soigneusement conçue de manière à renforcer et non fragiliser un système de santé complet et intégré.

Car ce n’est que par la mise en place de systèmes de santé et leur renforcement que pourront être assurés un développement durable, une réduction de la pauvreté, la prospérité économique, une amélioration de la santé des individus et des populations ainsi que le droit au meilleur état de santé susceptible d’être atteint.

Ce constat renouvelé a encouragé les fonds verticaux à revoir quelque peu leur approche.

Je sais, Professeur Kazatchkine, que vous avez cette question à cœur. Ainsi, lors de la dernière conférence des donateurs du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et la malaria, la décision a été prise de consacrer un peu plus de 13% des fonds recueillis au renforcement des systèmes de santé. Cette décision traduit une certaine évolution, également constatée au niveau de GAVI, l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination, qui s’est engagée à  accroitre de façon substantielle la part du budget consacré au renforcement des systèmes et services de santé. Cette tendance a inspiré un nouveau concept, celui de l’approche «diagonale» selon laquelle une approche spécifique, dite «verticale» est orientée de telle manière à renforcer les systèmes de santé dans leur ensemble.

Cette évolution ne signifie par pour autant que le financement des systèmes de santé soit garanti. Pour garantir l’accessibilité financière aux soins et élargir la couverture sanitaire, il est impératif de poursuivre les efforts, en développant notamment de nouveaux mécanismes de financement qui tiennent compte des dispositifs de protection sociale existants et des moyens disponibles.

A cet égard, la Belgique reste convaincue qu’une action dirigée par les pays, axée sur les résultats et fondée sur des priorités fixées dans les plans nationaux est le meilleur moyen de garantir une amélioration durable des soins de santé accessibles à tous.

Mesdames, Messieurs,

Ik wil ook graag jullie aandacht vestigen op wat voor mij de grootste uitdaging van deze 21ste eeuw zal zijn: de impact van de klimaatverandering, de migratie van het gezondheidspersoneel en HIV/AIDS.

Laten we het eerst hebben over de impact van de klimaatverandering op de gezondheidszorg. Professor van Ypersele, vice-voorzitter van de Intergouvernementele groep van experts over de evolutie van het klimaat, heeft me vorige maand zijn rapport over de impact van de klimaatverandering op het Belgisch ontwikkelingsbeleid overhandigd. Hierin benadrukt hij de impact van een wereldwijde klimaatverandering op de menselijke gezondheid. Het gaat daarbij om veranderingen van de geografische spreiding, van het seizoensgebonden karakter van verschillende besmettelijke ziektes, van het effect van de ondervoeding en de honger ten gevolge van de verdeling van voedsel en de beschikbaarheid van water, en van hogere sterfte- en ziektecijfers als gevolg van hittegolven.

De klimaatverandering is een globale uitdaging waar alleen een globaal antwoord op kan gegeven worden. Dat wil zeggen dat alle actoren, ook de landen in het Zuiden, hun verantwoordelijkheid moeten nemen. Een economische, sociale en menselijke ontwikkeling zal in de ontwikkelingslanden immers pas gerealiseerd kunnen worden binnen een context van duurzame ontwikkeling.

La migration des personnels de santé et la pénurie des ressources humaines qu’elle occasionne me semblent constituer un autre défi qui prend toute son ampleur en Afrique. Les raisons de cette pénurie sont complexes et liées notamment aux mauvaises conditions de travail, à une mauvaise allocation des ressources et à l’absence de possibilités de carrière. Tous ces facteurs contribuent à éloigner les agents de santé des régions où les besoins sont les plus flagrants. Ils les incitent à migrer vers d’autres régions ou d’autres pays où les perspectives d’avenir paraissent meilleures.

La lutte contre la fuite des cerveaux, notamment dans le secteur des soins de santé, relève tant de la responsabilité des pays de destination, qui doivent pratiquer un recrutement éthique, que des pays d’origine, qui doivent offrir des incitants et soutenir une répartition équilibrée des ressources humaines au sein même de leur pays, entre les zones urbaines et les zones rurales.

Un autre élément qui contribue à la pénurie des personnels de santé est lié au VIH/sida, troisième défi de ce 21ème siècle, qui fait de nombreuses victimes, y compris parmi les  professionnels de la santé, et fait payer un lourd tribut au pays en développement. En 2007, quelques 33 millions de personnes ont été contaminées par le VIH/SIDA de par le monde, dont près de 67% en Afrique. La même année, près de 2 millions de personnes sont décédées des suites de la maladie. La lutte contre le sida doit rester au centre des réflexions sur le développement en ayant toujours à l’esprit, comme je l’ai dit plus haut, la complémentarité avec les soins de santé de base.

Mesdames et Messieurs,

Le Programme d’Action d’Accra, présenté le mois dernier, a rappelé l’importance du principe de responsabilité mutuelle, l’un des fondements de la Déclaration de Paris.  

Cette responsabilité mutuelle implique que chaque partie s’engage à faire des efforts pour atteindre les objectifs fixés de commun accord. Pour les bailleurs, l’objectif des 0,7% du PIB à atteindre d’ici 2015 reste d’application. La Belgique s’est fixé un objectif supplémentaire en avançant l’échéance à 2010. Nous sommes conscients que le financement du secteur de la santé nécessite des ressources supplémentaires et nous veillerons à assurer un suivi dans ce sens.

De leur côté, les pays partenaires doivent également honorer leurs engagements et augmenter la part de leur budget consacré à la santé, comme promis en 2001 à Abuja lors de la réunion des chefs d’Etat africains de l’Union Africaine.

Mesdames et Messieurs,

Face aux défis que représentent les OMD et plus particulièrement le droit universel à la santé, notre volonté de faire plus, mieux et plus vite demeure entière.

J’espère que les discussions qui suivront permettront de renforcer la cohésion de nos actions dans la santé, axées sur les résultats et l’appropriation par les pays partenaires.

Je vous remercie.

 

 
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